Couches
Tracer un trajet et lire l’analyse
L’outil n’enregistre qu’un marqueur. Pour un trajet, cliquez départ, points intermédiaires et arrivée, notez à chaque fois plafond UAS et métriques. Scannez Vent et Pluie sur le corridor, puis revenez à UAS. C’est une analyse manuelle de briefing, pas une autorisation de route. Vérifiez NOTAM et DGAC.
Mis à jour le 15/08/2026
La carte UAS, le cockpit météo et les sites sensibles dans la même vue.
dronistes.fr briefe un point, pas une polyligne enregistrée. Il n’y a pas d’outil de dessin, pas de profil en long automatique, pas de « valider le trajet ». Pour autant, beaucoup de missions sont des corridors : suivi de toiture, inspection de linéaire, déplacement entre deux sites. Ce guide décrit comment l’interface existante — clic, couches, cockpit — sert à lire un trajet sans inventer une autorisation de route.
Le principe : le dernier clic écrase le précédent. Vous devez noter. Coordonnées sous le titre, plafond du bloc UAS, vent 10 / 80 / 120 m, pluie, verdict. Trois points bien choisis valent mieux que quinze clics oubliés. La méthode de briefing (point → UAS → météo → NOTAM) s’applique à chaque point, avec une étape NOTAM unique pour l’ensemble si les avis couvrent le corridor.
Choisir les points du corridor
Posez au minimum le décollage, un milieu exposé (changement de couleur UAS, crête, traversée de voie, abords d’aérodrome), et l’arrivée ou l’atterrissage. Ajoutez un point sur chaque liseré de plafond. Le guide Cliquer sur la carte : point, marqueur, lecture du plafond rappelle de viser le sol réel, pas le trait. Une recherche d’adresse pose le premier point ; les suivants sont des clics.
Activez Sites un instant pour voir si le linéaire frôle un aérodrome, un militaire ou un commissariat. Cliquez éventuellement le pictogramme pour nommer le voisinage, puis recliquez votre axe. Le guide Couche sites sensibles précise que le pictogramme n’est pas un plafond.
- Point A : décollage, adresse ou Ma position.
- Points de liseré : chaque changement de couleur UAS sur l’axe.
- Point exposé : crête, pont, front de mer, sortie de tissu urbain.
- Point B : arrivée ou zone de travail principale.
- Pour chaque point : noter plafond, vent, pluie, verdict, coordonnées.
Sans notes, cette liste ne sert à rien : le marqueur unique efface tout. Un message vocal, un calepin, quatre captures nommées A-liseré-exposé-B, peu importe le support. L’interface ne proposera pas « exporter le trajet ». Si vous briefez à deux, l’un clique, l’autre écrit. Inverser les rôles à chaque point évite qu’un seul écran devienne la mémoire. Le milieu exposé est le plus souvent oublié : imposez-le dans la check-list avant même d’ouvrir la carte.
Lire les plafonds le long de l’axe
Gardez UAS actif pour cette passe. Un trajet « 120 puis 30 puis 120 » n’est pas un trajet 120. Le briefing de route retient le plus contraignant des points que vous toucherez, plus une marge : vous n’avez pas échantillonné chaque mètre. Si un point tombe en interdit, le corridor est à revoir, pas à « sauter » en imagination. Le guide Légende des couleurs et plafonds fixe le vocabulaire.
Au zoom 15, les liserés sont plus honnêtes qu’au zoom 18 agrandi. Reculez si le trait est flou. La couche ne connaît pas votre virage : un évitement de 80 m peut suffire à changer de pastille, ou l’inverse. Notez les deux hypothèses si le client impose un axe.
Scanner Vent et Pluie sur le corridor
Passez Vent : voyez si l’axe entre dans une poche plus forte. Passez Pluie : voyez si une cellule violette barre le milieu. Puis recliquez A, milieu, B pour les chiffres cockpit (80 m et 120 m inclus, absents de la carte). Les guides Couche vent et Couche précipitations détaillent les grilles. Temp. aide en dénivelé long (vallée / plateau).
Le score /100 changera à chaque clic. Ne « moyennez » pas trois scores. Retenez le plus bas et la métrique qui l’explique (rafale, mm). La timeline des prochaines heures, elle, est celle du dernier point : pour une mission d’une heure, relisez-la sur le point le plus exposé, pas seulement sur le parking de départ.
Exemple de corridor noté, sans l’enregistrer
Exemple de feuille, pas un modèle officiel : A (décollage, 45.75, 4.85) — UAS 50 m, vent 18 rafales 29, 80 m = 24, pluie 0, Jour, score 71. Liseré (clic 120 m plus est) — UAS 30 m, vent 20 rafales 33. B (toiture) — UAS 100 m, vent 16 rafales 27, 80 m = 31, pluie 0. Synthèse : hauteur de travail retenue 25 m, parking A conservé, axe à écarter de 80 m du liseré, relecture NOTAM sur tout le fuseau, relecture cockpit à H−30. L’écran n’a rien stocké de tout cela.
Si le liseré était interdit (croix), la feuille s’arrête : on ne « saute » pas. On change d’axe ou on annule. Si B tombe hors de France, la colonne UAS de B devient « non disponible » : voir Hors de France. Si la timeline de A montre des averses à +2 h et que la mission dure trois heures, le point exposé (souvent le liseré ou B) se relit, pas seulement A. Le score de A à l’instant T0 ne couvre pas T0+2 h.
Photographiez UAS sur l’axe, puis Vent, puis le cockpit de A et de B. Quatre images datées valent mieux qu’une. Nommez-les. Le client qui ne voit que le 71 de A n’a pas le 30 m du liseré. Le guide Le cockpit : score /100, verdict, métriques et le guide Légende des couleurs et plafonds 30 / 50 / 60 / 100 / 120 m fournissent les mots de légende à coller sous les photos.
Relief sur un corridor alpin : une passe Relief pour comprendre le col, puis UAS, puis les clics de crête et de fond. L’altitude cockpit de chaque point se note à côté du plafond. Un 30 m en crête n’est pas un 30 m en fond. Le guide Altitude du terrain et couche relief IGN détaille ce piège. Sites : une passe rapide pour nommer un aérodrome proche, sans laisser le marqueur sur la piste.
Cette méthode manuelle est volontairement fruste. Elle évite de croire qu’une polyligne verte existerait dans le produit. Elle n’existe pas. La carte aide à préparer chaque point, elle n’autorise pas le vol, encore moins la route. Consultez les NOTAM de la zone et les règles DGAC. Le guide Méthode de briefing (point → UAS → météo → NOTAM) reste le noyau de chaque ligne de la feuille.
Synthèse sans autorisation de route
Votre feuille de notes (papier ou autre) devient l’analyse : A 50 m / vent 22 rafales 34 ; liseré 30 m ; B 100 m / 0 mm. L’écran ne la conserve pas. N’appelez pas cela un plan de vol déposé. La carte aide à préparer, elle n’autorise pas le vol, encore moins un trajet. Consultez les NOTAM sur toute la zone et les règles DGAC. Un temporaire peut couper le milieu alors que A et B sont clairs.
Hors de France, cette méthode météo reste possible, la méthode UAS s’arrête. Le guide Hors de France le dit. En catégorie ouverte, un corridor bas sous plusieurs plafonds reste soumis aux autres règles (vue, personnes, sous-catégorie). Le guide Catégorie ouverte et lecture de carte évite de transformer une suite de clics en dossier de conformité.
L’outil prépare le vol. Il n’autorise pas le décollage.
Questions fréquentes
Puis-je dessiner une ligne sur la carte ?
Non. L’interface ne propose pas de tracé enregistré. L’analyse d’un trajet se fait par clics successifs et prises de notes.
Le cockpit peut-il afficher plusieurs points à la fois ?
Non. Un seul marqueur, un seul score, un seul plafond. Notez avant de cliquer le point suivant.
Quel plafond retenir pour tout le trajet ?
Le plus contraignant parmi les points que vous toucherez, avec une marge : vous n’avez pas lu chaque mètre. Un interdit sur l’axe remet le corridor en cause.
Les NOTAM se vérifient-ils point par point dans l’outil ?
L’outil n’affiche aucun NOTAM. Vérifiez les avis officiels pour la zone et l’horaire de la mission, pas seulement pour le parking de départ.